mercredi 3 décembre 2008

Traces du Bouddhisme....





CHRONOLOGIE DU SITE de Dev Ni Mori - Gujarat - Inde

Heureusement, la chronologie de cette implantation a pu être définie grâce aux preuves fournies par la poterie, les pièces, les inscriptions et la stratigraphie.

Poterie

Les objets principaux qui permettent d’établir la chronologie des monuments sont les amphores romaines, les objets polis, rouges, les objets peints et ceux qui sont cachetés


Les amphores ont été importées à l’époque romaine en Inde au début de l’ère chrétienne.
Ces objets montrent, donc, que ce site était occupé à cette époque. Les objets peints ont été découverts de la même manière, à Vadnagar dans les premiers siècles de l’ère chrétienne. Les objets cachetés ont également été trouvés à cette période. D’autres objets intéressants sont les objets polis, rouges qui ont aussi été trouvés dans beaucoup d’endroits en Inde. A partir des excavations qui ont été menées à Baroda, Timbarva, Vadnagar, Maheshwar et d’autres endroits et à l’aide des évidences des autres découvertes, ces objets ont été découverts dans les couches datées des premiers siècles de l’ère chrétienne. Ces objets qui ont été trouvés dans les premiers siècles de l’ère chrétienne et qui ont été découverts sur le site font penser que ce terrain pourrait être daté de cette même période.

Pièces

Les pièces découvertes sur ce site montrent que la majorité (de ces pièces) appartiennent à la période Kshatrapa. Les autres variétés de pièces sont celles que l’on appelle Valabhi et Indo-Sassanian. Les pièces Gupta sont absentes. Les pièces confirment l’évidence mise par les poteries et semblent indiquer que le début de l’occupation de ce site remonte à la période des Kshatrapas, c’est-à-dire entre le deuxième siècle et le quatrième siècle après J. C.

Inscriptions

Cette preuve est encore corroborée par l’inscription sur le coffret et la stratigraphie du Mahastupa. Un coffret de reliques, gravé a été retiré de ce stupa. Une de ses inscriptions mentionne clairement que ce Mahastupa a été construit en l’année 127 à partir des estimations des rois kathika, pendant le règne de Rudrasena.

Malheureusement, d’après les anciennes archives, comme cette ère n’est pas connue son datage pose un certain nombre de problèmes. Ce qui complique la tâche encore plus est le fait que, quatre rois Kshatrapa s’appelaient Rudrasena.

Certains faits sont plus clairs grâce aux considérations stratigraphiques. L’étude du stupa indique que sa base n’a jamais été retouchée après sa construction. On a obtenu un pot contenant huit pièces en argent sous le coffret des reliques. Le dernier roi à posséder ce trésor était Vishvasena dont le règne s’est terminé en 305 après J. C.

Cette découverte est très importante car l’année 127 de l’ère Kathika devrait commencer après 305 après J.C. Rudrasena doit être reconnu comme Rudrasena III ou IV. Mais le long règne de Rudrasena III vers la fin du 4ème siècle après J.C. indique que le roi devrait être identifié comme Rudrasena III et que le début de l’ère Kathika devrait être dans le 3ème siècle après J.C. Dans ce même siècle, l’ère Kataccuri s’est aussi établi. Donc, il est tentant d’identifier l’ère Kathika avec celle des Kataccuris. Ce point ne devrait pas être considéré comme définitif jusqu’à ce que l’on obtienne d’autres preuves. Cependant, l’ère Kathika pourrait être l’équivalent de l’ère Kataccuri, à titre provisoire. Donc, c’est Kathika : 127=375 après J.C. qui serait l’année ou le coffret a été déposé. La construction du stupa date, donc, de la période entre 305 après J.C. et 375 après J.C. Dans cette période indiquée, si le décalage du temps est encore réduit, on peut croire que la construction totale ainsi que le planning du stupa auraient été faits pendant le règne de Rudrasena III, c’est-à-dire, vers la fin du 4ème siècle après J.C. Cette conclusion est conforme aux autres données archéologiques.

Si le Mahastupa avait été conçu et construit, comme mentionné ci-dessus, vers la fin du 4ème siècle après J.C., le Mahavihara devrait le précéder d’après l’inscription. Mais c’est difficile de dire quand le vihara a été construit. Selon la stratigraphie, la première phase du vihara et du stupa est faite sur la terre noire naturelle, donc, elle ne peut pas nous aider à trouver le décalage exact du temps. Il semble que la première implantation Bouddhiste ait commencé par l’établissement d’un grand vihara. Ce vihara devrait, donc, être construit avant le stupa, c’est-à-dire, au début du 4ème siècle. La première phase du Mahavihara devrait, alors, être assignée à la période précédant la construction du Mahastupa. Le Mahavihara a été considérablement réparé plus tard. Il doit y avoir un décalage de temps entre la construction initiale de la première phase du Mahavihara et ses réparations. On pourrait présumer que cette construction massive existait déjà depuis deux décennies au début du 4ème siècle après J.C. Cette preuve suggère, donc, que la construction du Maha Vihara a commencé dans la période précédant le troisième quart du 4ème siècle après J.C.

La deuxième phase du vihara, cependant, coïncide avec la grande activité du bâtiment associée avec la construction du Maha Stupa. Les deux stupas votifs, le chaitya et les différentes plates-formes ont été construits en même temps. Beaucoup d’activités de constructions ont été faites pendant cette période. Les deuxième et troisième phases de la véranda de l’extérieur ont été construites pendant cette période. Dans la tranchée nord-ouest, cette nouvelle construction se trouve au-dessus des décombres d’habitation du vihara, indiquant ainsi qu’elle a été faite à une étape ultérieure à la première phase. La salle dans la direction sud-ouest a aussi été construite à cette époque-là. La cour intérieure du vihara ainsi que les marches dans le coin sud-ouest pourraient également être construites à ce moment-là.

Après cette époque importante de la construction, cette place semble être stable mais de petites réparations voire des reconstructions de plusieurs parties du Mahastupa, du Mahavihara et du Vihara II continuaient.

Le stupa semble avoir été réparé à plusieurs reprises.

Il est naturel qu’il soit réparé car la pluie et le vent allaient abîmer le stupa fait de boue et exposé au ciel. Les bases des piliers dans les niches du sud avaient subi un changement de côté et le moulage sur le Pradakshina Patha qui s’était effondré, a été réparé.

Cependant l’une de ces réparations pourrait être datée correctement. Une pièce de Sarvabhattaraka indiquant que cette réparation a été faite après la découverte de la pièce au 6ème siècle après J.C., a été obtenue de la boue de la partie réparée. Les parties tombées en dessous de sa construction indiquent que les murs de la direction sud-ouest aussi étaient construits plus tard. Mais on n’a pas pu les dater exactement.

C’était après la période de grande activité du bâtiment qu’au moins un stupa votif a été construit. Autour de la structure carrée, d’autres constructions ont également été faites. Le Vihara II a, peut-être, été construit après cette date. Il était à une distance plus lointaine du stupa et du vihara I. C’est une réplique beaucoup plus petite de ce dernier. Les détails du bâtiment montrent que c’est une construction relativement plus récente.

Les murs du Mahavihara ont aussi été réparés, de temps à autres, à la même époque. Les preuves de la tranchée nord-ouest indiquent qu’après sa destruction, certaines parties n’ont jamais été réparées, mais les preuves obtenues de la salle 22 montre que le sol qui a été réparé à l’aide des tuiles servait à extraire quelque chose par fusion ou à fondre quelque chose, comme indiqué par les restes d’un petit fourneau. C’était probablement la dernière activité faite dans le bâtiment avant d’être abandonné.

Les petites images des divinités comme Vishnu, Mahishamardini ont été découvertes du Mahavihara. Ces images indiquent que ces divinités étaient, soit les divinités des convertis du Bouddhisme, soit, ils étaient influencés par les cultes des voisins. La troisième possibilité qui pourrait être considérée c’est qu’elles seraient là pour une étude ou pour un objectif similairel.

Aucune de ces antiquités ne serait postérieur stylistiquement au 7ème ou 8ème siècle après J.C. On pourrait, donc, croire que cette implantation fleurissante allait se terminer au 7ème ou 8ème siècle avant J.C. Le vihara chancelait et les parties qui étaient tombées, sont restées exposées à la nature de telle manière que le monument fut couvert de terre apportée par le vent et la végétation.

Comme le vihara n’était pas occupé, le stupa aussi a été négligé. Ses côtés ont commencé à tomber et ses niches se sont recouvertes de la terre naturelle. Les images du Bouddha, les voûtes et d’autres décorations avaient aussi commencé à tomber au fur et à mesure. Le même destin semble être survenu sur tout le site. Ce processus s’est terminé et on en n’a pas gardé de souvenirs quand un nouveau peuple s’y est installé. Ce nouveau peuple consistait de Rajputs, de Thakardas et de Bhils qui auraient occupés ce terrain après le 15ème siècle.

Le renouveau général de l’architecture dans cette région durant le 15ème et le 16ème siècle a laissé des traces dans le grand temple de Shamalaji et dans d’autres monuments. Beaucoup d’habitants utilisaient de vieilles briques pour des constructions diverses. Ceci a aidé les archéologues à découvrir ces monuments.

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